C’est la grande nouvelle du jour : LinkedIn propose désormais à ses utilisateurs d’ajouter à leur profil un enregistrement vocal permettant d’identifier la prononciation de leur nom et prénom(s). Enfin… Est-ce qu’on peut vraiment qualifier cet ajout mineur de grande nouvelle ? En y regardant de plus près, il n’y a ici rien d’anodin.

 

De quoi s’agit-il exactement ?

Alors que le service n’est encore qu’en phase de déploiement sur la plateforme (la totalité des utilisateurs LinkedIn devrait avoir accès à la fonctionnalité d’ici la fin du mois), certains premiers utilisateurs de la marque signée In ont pu enregistrer vocalement leur nom et prénom. L’enregistrement n’est à l’heure actuelle limitée qu’à une dizaine de secondes (normalement suffisante pour prononcer son nom) et n’est pour l’instant disponible que sur mobile, via l’application iOS et Android. L’écoute, quant à elle, est disponible sur tout type de support.

 

Comment ça marche ?

Sans grande surprise, la première chose à faire, c’est de mettre à jour son application mobile LinkedIn.
Une fois cette opération réalisée, ouvrez l’application LinkedIn et rendez vous sur votre profil. Un bloc d’info va alors vous avertir sur la possibilité d’ajouter la prononciation de votre nom. Vous pouvez soit cliquer sur “Ajouter la prononciation du nom”, soit cliquer sur le crayon à droite de votre photo de profil.

Il ne vous reste plus qu’à cliquer sur le + “Ajouter la prononciation du nom”.

A n’importe quel instant, vous pourrez réécouter, retrouver ou changer votre enregistrement audio. Il vous est également possible de choisir qui pourra avoir accès à cet enregistrement : tout le monde ou vos relations.

Un vrai sujet pour le social media ?

Pour ma part, je dois bien avouer que cette fonctionnalité m’interpelle et m’intéresse beaucoup plus que l’autre annonce LinkedIn du mois : l’arrivée des stories. Sorte de copier/coller de bonne pratique ayant fait ses preuves chez la concurrence, il est difficile d’imaginer une utilisation similaire sur LinkedIn et sur Instagram de cette fonctionnalité. Il sera intéressant de voir dans les mois à venir, la façon dont les utilisateurs vont (ou non) s’approprier les stories et la façon dont ils vont les utiliser pour communiquer. Toutefois, l’ajout d’une fonctionnalité comme la prononciation m’intéresse bien plus et ce pour de nombreuses raisons :

Non seulement parce qu’il s’agit d’un ajout “offert” de la part de LinkedIn à ses utilisateurs, sans objectif business évident, mais surtout parce qu’il repositionne LinkedIn comme lien entre les utilisateurs, comme créateur et animateur de réseaux.

Avec l’ajout de la prononciation des noms et prénoms, LinkedIn ajoute une forme de courtoisie et de politesse qui pouvait manquer à la plateforme. En effet, le fait de savoir prononcer correctement le nom de notre interlocuteur vise directement à améliorer une relation créée en ligne à destination d’une rencontre réelle. Ainsi, LinkedIn offre un tout petit outil pourtant inédit, en réalité très significatif quant aux trafic social to IRL que le réseau social souhaite véhiculer.

D’ailleurs, si cet outil permet de rencontrer un prospect ou un client dans de meilleurs conditions et sans prendre le risque de le contrarier en écorchant son nom, il s’agit également d’un outil fort appréciable pour les entreprises à dimension internationale comme Hotwire où il est parfois difficile de connaître l’entièreté de ses collègues (et donc encore moins la prononciation de leur nom).

Enfin, un dernier point intéressant quant à cet ajout réside dans l’inclusion. En ne prenant plus le risque de mal prononcer un nom étranger, LinkedIn montre non seulement vouloir créer toujours plus de lien, mais surtout un lien sans frontière, et sans laisser quiconque de côté.

 

Les limites de la fonctionnalité

Mais mon intérêt pour cette nouvelle fonctionnalité ne s’arrête pas là. Car qui dit nouveau contenu disponible sur le réseau social sous-entend stockage des données. Pour l’instant LinkedIn n’a pas encore communiqué sur ce qu’ils feraient de ces fichiers audios. Comment vont-ils être stockés ? Comment vont-il être utilisés ? Pourraient-ils être vendus ? En somme, quelle autorisation donnons-nous à LinkedIn (et donc Microsoft) ? A suivre donc !

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